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Le groupe des schizophrénies de Bleuler par Jean Garrabé

Bleuler forge le néologisme de “schizophrénie” pour marquer la rupture de sa conception d’avec celle de Kraepelin. Bleuler ne prétend plus comme son illustre devancier décrire les signes objectifs d’une maladie, il revient au contraire à la psychopathologie pour décrire un certain nombre de symptômes fondamentaux qui fondent l’unité de ce groupe de psychoses aux caractéristiques communes.
Ce groupe a donc en commun 3 caractéristiques :
  1. La “Spaltung” des fonctions psychiques en complexes indépendants qui compromettent l’unité de la personnalité, celle-ci étant dominée tantôt par l’un, tantôt par l’autre de ces complexes ;
  2. Des troubles associatifs ;
  3. Des troubles affectifs.
Nous voyons donc ici apparaître pour la première fois la fameuse Spaltung qui a donné tant de fil à retordre aux traducteurs français. Traduite tantôt près de l’étymologie par “scission”, tantôt par “dissociation” ou “dislocation”, tantôt enfin, surtout dans le vocabulaire psychanalytique par “clivage”. Mais l’essentiel est le résultat du schisme des fonctions psychiques : l’indépendance des complexes qui, dominant à tour de rôle la personnalité, rompent son unité.
Si vous souhaitez en lire et en apprendre plus, l’AFPAG vous recommande l’ouvrage d’un de nos prestigieux collaborateurs : le Dr. Jean Garrabé. L’opus “Histoire de la schizophénie” est disponible aux Editions Seghers et constitue un ouvrage de référence.
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