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L’attaque hystérique par Julien-Daniel Guelfi

La crise pseudo-convulsive décrite par Charcot est rarement observée de nos jours, surtout sous sa forme complète. La crise débute par une aura, constituée de douleurs épigastriques ou ovariennes, de palpitations, de “boule dans la gorge” et de troubles visuels ; ces prodromes conduisent à une pseudo-perte de conscience, sans morsure de la langue ni pertes d’urine, et à une chute, typiquement non brutale ; puis se développe la phase épileptoïde, d’abord tonique avec arrêt respiratoire et tétanisation, clonique ensuite, résolutive enfin, avec sédation générale et respiration stertoreuse. La troisième période, celles des contorsions ou clownisme (mouvements désordonnés et cris), précède la phase des attitudes passionnelles, périodes de transes où sont habituellement mimées des scènes érotiques ou violentes.
Un retour progressif à la conscience caractérise la fin de la crise, avec des contractures résiduelles et des paroles décousues se rapportant à des visions oniriques et aux thèmes passionnels.
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