Formations, Éditions & Ressources en Psychologie Appliquée

Le psychodrame en 1 minute !

Le psychodrame, tel que l’avait mis au point Moreno, privilégiait l’aspect expressif et la fonction de catharsis du jeu dramatique où le sujet pouvait rejouer ses difficultés personnelles et les scènes de son passé. Les interventions très actives du thérapeute (changement de rôle, doublage, développements imaginaires) visaient à favoriser la prise de conscience et le décentrage (se regarder avec les yeux des autres). L’évolution du psychodrame a par la suite été largement influencée par les conceptions psychanalytiques. Tout en conservant divers procédés techniques existant dans le psychodrame morénien, le jeu sur un thème choisi par le groupe est utilisé pour faciliter...

Continuer...

L’angoisse du sujet dément

L’absence d’angoisse chez certains sujets déments a longtemps été considérée comme une étape de l’évolution du syndrome démentiel se caractérisant par la perte de la perception de sa totale dépendance. Du point de vue psychique, cette absence a été interprétée tantôt comme une défense permettant au moi d’échapper à l’angoisse de sa propre disparition, tantôt comme le signe de cette disparition proprement dite. Quoiqu’il en soit, pour le clinicien et le soignant, l’angoisse n’est pas un simple symptôme mais le signe de la survie d’un moi encore capable de l’éprouver et d’y réagir. Elle résulte en fait d’une interaction avec l’environnement...

Continuer...

L’autisme : un peu d’histoire !

Le mot autisme a été utilisé par Bleuler en 1911 pour désigner une des atteintes des fonctions complexes, celle du rapport avec la réalité, qui résultent de l’action des fonctions élémentaires altérées et forment avec elles les symptômes fondamentaux propres au groupe des psychoses schizophréniques : “ L’autisme est analogue à ce que Freud nomme autoérotisme. L’autisme exprime le côté positif de ce que Janet nomme négativement perte de sens de la réalité… Le sens de la réalité ne fait pas entièrement défaut au schizophrène.” Freud lui définissait l’autoérotisme par l’objet de la pulsion qui se satisfait ici du corps propre,...

Continuer...

Le groupe des schizophrénies de Bleuler par Jean Garrabé

Bleuler forge le néologisme de “schizophrénie” pour marquer la rupture de sa conception d’avec celle de Kraepelin. Bleuler ne prétend plus comme son illustre devancier décrire les signes objectifs d’une maladie, il revient au contraire à la psychopathologie pour décrire un certain nombre de symptômes fondamentaux qui fondent l’unité de ce groupe de psychoses aux caractéristiques communes. Ce groupe a donc en commun 3 caractéristiques : La “Spaltung” des fonctions psychiques en complexes indépendants qui compromettent l’unité de la personnalité, celle-ci étant dominée tantôt par l’un, tantôt par l’autre de ces complexes ; Des troubles associatifs ; Des troubles affectifs. Nous voyons...

Continuer...

Utilité de l’analyse sérielle par le Pr. Astrid Hirschelmann

L’analyse pathobiographique, appelée aussi le guide d’investigation forensique (INFO) (Hirschelmann et coll., 2014) et l’analyse sérielle qui en découle, sont des méthodes cliniques d’analyse des parcours et contextes de vie permettant de saisir comment un passage à l’acte et/ou une psychopathologie surgit. Elles sont destinées aux professionnels du soin, de la justice ou de l’éducation. Le caractère dit « clinique » des éléments qu’elles convoquent insiste sur la dimension de singularité souhaitée dans la reconstruction du parcours individuel. Le caractère dit « forensique ou criminologique » de ces méthodes renvoie pour sa part au souci d’inclure au cœur de ce référentiel,...

Continuer...
Inscrivez-vous à notre newsletter pour ne rien manquer
Je m'inscris
Rejoignez 25347 abonnés
close-image
})(jQuery)